Les professionnels de la santé et du social sont soumis à une pression importante. Selon une étude de la Haute école de travail social de Fribourg dévoilée le 22 janvier 2026, leur risque suicidaire est quatre fois plus élevé que celui du reste de la population. Il s'agit de la première étude de ce type menée en Suisse. Plus de 3000 travailleurs de la santé et du social, actifs dans les cantons de Fribourg, Neuchâtel, Vaud, Zurich, du Tessin, du Valais et de Berne, ont participé à l'enquête.
Combler un manque de connaissances
Financée par le FNS, l’étude s’appuie sur une méthode mixte, combinant entretiens et questionnaire. Elle prend en compte des facteurs personnels — caractéristiques sociodémographiques, santé mentale, trajectoires de vie — mais aussi des facteurs collectifs, tels que le milieu et les conditions de travail ou les soutiens disponibles.
Les connaissances produites doivent contribuer à combler un manque important concernant les dynamiques spécifiques de la suicidalité chez les professionnel·les de la santé et du social. Sur cette base, des mesures de prévention et de soutien ciblées pourront être élaborées, adaptées aux situations, au niveau de risque et aux besoins identifiés. Les résultats sont également appelés à nourrir des actions de sensibilisation et de formation, tant dans les cursus de base et postgrades que dans les institutions.

