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Insertion professionnelle: La CSIAS demande une initiative de la part des pouvoirs publics et de l'économie

Compte tenu de la forte augmentation du nombre de réfugiés et de per-sonnes admises à titre provisoire, la Conférence suisse des institutions d'action sociale CSIAS a pré-senté des propositions visant une l'insertion rapide et durable de ce groupe dans le marché du tra-vail. Au centre de celles-ci se trouve la revendication d'augmenter les investissements dans la forma-tion professionnelle.

La CSIAS est préoccupée à la perspective que les mesures d'insertion décidées à ce jour ne suffiront pas à insérer les nombreux réfugiés et personnes admises à titre provisoire. Elle craint que pour cette rai-son, les coûts d'aide sociale connaissent une hausse fulgurante. Une insertion durable dans le marché du travail est essentielle. Celle-ci ne peut réussir qu'à condition que les investissements dans la qualifi-cation professionnelle soient augmentés. Du fait que les emplois auxiliaires destinés aux personnes non qualifiées deviennent de plus en plus rares, alors que la main-d'oeuvre qualifiée est recherchée, une bonne formation professionnelle permet d'atteindre l'autonomie économique – et ainsi également l'intégration sociale. Et ceci contribue aussi à diminuer les risques de tensions sociales au sein de la société.
Les réfugiés et les personnes admises à titre provisoire dont l'entrée dans le marché du travail ne réus-sit pas doivent être soutenus par l'aide sociale cantonale et communale une fois que la compétence financière de la Confédération prend fin. Si le taux d'activité lucrative, actuellement très bas, des per-sonnes relevant du domaine de l'asile ne peut pas être augmenté rapidement et durablement, les charges financières supplémentaires auxquelles les cantons et les communes devront faire face au cours des années à venir sont considérables. La plupart des demandeurs d'asile sont jeunes et aptes au travail, mais mal qualifiés sur le plan professionnel.


Les mesures suivantes demandées par la CSIAS permettront d'éviter une augmentation massive des coûts d'aide sociale:
1. Les pouvoirs publics développent les offres de promotion linguistique et les programmes d'occupation en conformité avec les besoins et sans tarder. Il s'agit de mettre à disposition aussi rapidement que possible 5000 places supplémentaires dans des programmes de tra-vail.
2. La Confédération et les cantons mettent la première priorité sur l'insertion professionnelle et lancent une initiative d'insertion englobant toute la société.
3. L'économie participe de manière appropriée à l'insertion professionnelle des personnes re-levant du domaine de l'asile. A cet effet, les pouvoirs publics concluent des accords contrai-gnants avec l'économie.
4. Le processus d'insertion est accompagné d'un job-coaching individuel.
5. La Confédération et les cantons se mettent rapidement d'accord sur une clé de répartition des coûts. Le forfait d'intégration de la Confédération est augmenté rapidement et en con-formité avec les besoins.
6. La Confédération examine la possibilité d'introduire sur le plan légal une obligation d'acqué-rir une qualification professionnelle pour les personnes ayant le droit de rester en Suisse.
7. La Confédération et les cantons veillent à ce que l'insertion professionnelle soit encouragée en concertation avec les partenaires sociaux au moyen d'incitations efficaces, telles que les allocations d'initiation au travail ou les systèmes de salaire partiel.
8. La Confédération et les cantons réduisent rapidement les obstacles bureaucratiques pour permettre la mise en oeuvre efficace et favorable à l'économie des mesures de qualification.
9. La Confédération met en place un monitoring assurant le contrôle rapide de l'efficacité des mesures. Elle fournit ainsi des bases d'un meilleur pilotage de l'insertion professionnelle.
10. Toutes les offres d'insertion doivent être disponibles également pour les personnes résidant en Suisse à la recherche d'un emploi.

L'investissement est payant
Selon les calculs de la CSIAS, les investissements ciblés dans la formation et les potentiels des réfugiés et des personnes admises à titre provisoire coûtent quelque 100 millions de francs par an. Ces investis-sements permettent toutefois à long terme d'économiser des coûts énormes et de réaliser un bénéfice pour toute la société et pour l'économie.

Renseignements
Felix Wolffers, Coprésident CSIAS Tél. 079 763 91 26
Therese Frösch, Coprésidente CSIAS Tél. 078 885 49 48

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